dimanche 10 mai 2009

Après l'effort, le réconfort...

Mon stage fini, je me suis octroyé deux petites semaines pour découvrir un peu la Chine. Une partie infime. Mais pour voir du vert surtout. Respirer hors de la pollution des villes.

Je reviendrai sur mon passage à Hong Kong pour titiller la grippe porcine et avoir quelques cachets rouges tout frais sur mon passeport. Je reviendrai aussi sur les brumes invisibles de la montagne jaune.

Je reste juste dans mon émerveillement béat et ma plénitude sereine de ma journée passée à rouler dans les rizières. M'énerver sur les chemins qui deviennent trop étroits ou qui ne mènent nulle part. Devenir fou à cause d'un pneu qui crève dans la jungle. Être rassuré que même dans un village de trois maisons en terre cuite on peut trouver quelqu'un qui arrive plus ou moins à mettre une rustine. Essuyer la sueur qui coule dans mes yeux et font fuir mes verres de contact. Rire de ce couple de jeune marier posant en plein milieu des champs de riz. Deviser avec un buffle. Sourire à des enfants. Admirer ces montagnes sortant de nulle part... comme un arbre au milieu d'une belle pelouse. Accélérer pour aller au marché.

Au marché, j'y ai retrouvé tout ces légumes inconnus que j'aime et que je prépare souvent à l'aveuglette. Ils vont me manquer ces goûts. (Attention : je conseille aux âmes sensibles de tout de suite passer au paragraphe suivant) La boucherie campagnarde est toujours aussi folklorique à voir. Toutes les étapes de la viande se retrouvent au même endroit : stockage des animaux, abattage, dépeçage, détaillage de la viande en ce compris les rognons et la tête et enfin vente pour la consommation. Les mouches, les odeurs fortes et le sang qui gicle entourent ce qui va se retrouver dans notre assiette d'un petit rictus de dégout. J'ai beau être un bon mangeur de viande et ne ressentir aucun dégout en parlant du goût de mon repas, j'ai quand même du mal à fixer ces lapins, poulets, chiens, pigeons, faisans et autre rats dans les yeux et de leur dire, pour me donner de la consistance et faire partir la gêne : "salut, comme je t'aimerai dans ta sauce sur ta feuille de salade". Ceci ne veut pas dire que je suis prêt à manger du chien ou du rat de plein gré.

Après la ballade à vélo, une petite leçon de cuisine m'a permis de parfaire mes talents de maniement du wok. Ce n'est pas encore parfait. Mais le goût était similaire à celui du restaurant. Je peux à présent m'amuser à jouer avec tout ça. J'étais sur une petite terrasse à apprendre les rudiments de la cuisine chinoise dans un tout petit village du Guanxi, mais il fallait que la vue que j'avais donne sur un McDonalds... Quelle ironie d'apprendre à cuisiner face au McDo.

J'ai volé quelques recettes...

A l'homme qui a volé mon appareil photo...

J'ai décidé de reprendre un peu le contage de mes aventures sur ce blog. Si ce n'est pour que vous les lisiez, cela me permet de compiler mes souvenirs. Depuis que je me suis fait volé mon appareil photo quelques jours après mon arrivée à Beijing en mars, j'ai décidé de ne pas en racheter et de ne pas me lamenter de ne pouvoir capturer des instants dans une boîtes. Certes je n'ai plus de support pour entretenir mon souvenir et me permettre d'animer une nostalgie de moments virtuellement figés, mais je peux pleinement profiter de ce que je vois, de ce que je vis. Sans penser au fait que cela ferait une belle photo. Sans me focaliser à rechercher l'angle idéal de prise de vue. Je me suis laissé remplir par les sensations que les endroits me donnaient. Les vraies sensations. Pas celles qu'on se doit de ressentir parce que l'histoire à ériger une sensation de monopole pour certains endroits. Je me suis laissé irrité par l'excitation et le désintérêt des groupes massifs de touristes chinois se déversant sans la porte de la paix céleste courir dans la cité dite interdite avec le temps pour quatre photos dont trois portraits figés et non souriants devant un mur rouge et un toit jaune. Je me suis laissé impressionné par cet empressement dans un endroit qui n'est ouvert qu'à la foule que depuis cent ans et qui a vécu toute sa vie dans la sérénité imposante et austère du pouvoir d'un des empires des plus imposant au monde. Ces murs ont jeté le pouvoir sur la ville et le pays pendant des siècles. Et quelques drapeaux rouges et un portrait qui vous fixe en plus permettent à ce pouvoir mythique de continuer à nous écraser. Mon appareil n'aurait pas pu capter ça. Peut-être que les images disparaîtront de ma tête une fois ma sénilité précoce bien installée, mais je voudrai toujours parler du fait que les endroits de pouvoir m'ont beaucoup plus intéressé, fait frissonné, écrasé, épaté et passionné que les cloaques de la vie privée des empereurs jaunes.


Je remercie l'homme qui m'a volé mon appareil photo pour les visages que j'oublierai, les sourires qui s'effaceront de ma mémoire et les moments de fêtes qui resteront éternellement dans la brumes du baijiu. Je remercie cet homme car je ne pourrai me raccrocher à un soupir souriant quand je serai loin de la Chine et que je voudrai regarder des photos par désespoir de ne pouvoir envoyer un sms bête et ridicule disant combien ces chinoiseries me manquent. Je remercie la disparition des preuves de mes émerveillement pour la vie quotidienne et pour la bienheureux-attitude à la chinoise.


Je ne pourrai que vous parler des fleurs de magnolias dans les jardins de Suzhou, du labyrinthe de pierres construit pour méditer ou rendre fou. Je ne pourrai que vous parler du palais d'été et de l'oisiveté. Je ne pourrai que vous parler de l'odeur de l'encens au pied d'un Bouddha géant le long d'un périphérique encombré. Je ne pourrai que vous parler de l'allée olympique ou des lacs qui clapotent au centre de la ville séculaire. Je ne pourrai que vous parler de la tentaculaire expansion du dragon pékinois. Je ne pourrai que vous parler des quartiers d'artistes investissant des anciennes usines d'armement. Je ne pourrai que vous parler de la tête qui dormait à côté de moi quand mon appareil photo à disparu...

dimanche 15 mars 2009

Bye bye disque dur

Une des bonnes surprise de la semaine écoulée est celle que m'a offert mon MacBook. Travail. Plantage. Redémarrage. Plus rien à part un point d'interrogation clignotant sur l'écran. Je pense qu'il devait bien se refléter dans mes yeux.

Lecture, tentative de redémarrage. Le disque dur semble avoir lâché et avec son décès s'en vont tous les documents de mon stage, des travaux en cours pour l'ULB, mes archives, mes courriers électroniques, mes photos et j'en passe.

Pour le moment j'ai en prêt un vieil ordinateur turc appartenant à Michael.

Je pars jeudi à Beijing pour continuer l'aventure là-bas. J'essayerai de passer à l'Apple Store de Beijing (le seul de Chine) sans grands espoirs. Mais je n'aurai probablement plus d'ordinateur pour papoter avec vous le soir depuis chez moi... J'espère trouver une solution temporaire efficace.

La semaine que j'entame va être longue et passionnante. Concerts de James Deano à Shanghai, transfert de tout mon bardas sur Beijing avec en sus James Deano dans les bagages pour ses deux concerts à Beijing.

Voir Suzhou...

Ce week-end, je me suis fait une petite escapade touristique à Suzhou. C'est à quelques quarante minutes en train rapide de Shanghai que j'ai découvert cette merveilleuse "petite" ville (4millions d'habitants). Suzhou est, à juste titre, souvent nommée la Venise de l'Est. Des petites ruelles bordées de canaux, des petits ponts qui enjambent délicatement l'eau calme et tranquille, voilà ce qu'on peut voir si on se perd un peu dans la vieille ville. Je ne me suis quand même pas laissé aller à la promenade en gondole bien que celà doit être une agréable manière de bavarder nonchalement avec sa compagne au fil des clapotis laissés par la godille qui propulse le bâteau. Le gondolier (je devrais plutôt mettre cela au féminin car j'ai vu essentiellement des dâmes faire avancer ces barques) ne chante pas une canzionnetta à l'italienne mais à tout le moins quelques frémissement de chansons populaires chinoises.

La ville regorge de "jardins". Ces vieux palais dont les corps de logis sont souvent peut important sont la porte vers de sublimes jardins à la chinoises. Des étangs regorgeants de carpes rouges, des petites pagodes saupoudrées par ci par là et quelques faux massifs rocheux plantés pour en faire de labyrinthes de pierre ou des promontoires servant tant d'observatoire du payasage calme et paisible que peuvent inspirer ces jardins, que de kioske agréable pour se prélasser au vent. Tous les clichés sur la Chine se trouvent là : les petites étendues d'eau, les massifs de bambous, les rochers, les toîts recourbés, les bonzai, le fengshui et les hordes de touristes bruyants et en groupes agglutinés constamment devant et derrière l'objectif de leur appareil photo. Les couples prennent là un malin plaisir a faire dégouliner les clichés du romantisme à la chinoise sur la pellicule.

Quoi qu'il en soit, cet endroit est splendide. Un auteur du nom de Simon Leys disait dans ses Essais sur la Chine que "Suzhou est une ville exquise dans un site quelconque, Hangzhou, une ville quelconque dans un site exquis", cet homme n'a pas tort. Les deux villes enchantent et charment pour des raisons totalement différentes. Un poète chinois du nom de Chaoying disait également : "il y a le paradis au ciel, et sur la terre,/il y a Hangzhou et Suzhou." Je rajouterai que j'ai des doutes sur la teneur du paradis, mais pas sur Hangzhou et Suzhou.

De plus le charme de mon auberge était fort agréable (un peu de pub ne fait pas de mal : Mingtown Youth Hostel). Une petite maison traditionnelle, blanche comme toutes les autres, intérieur tout en bois, le long d'un canal...

Samedi soir j'ai tenté une expérience un peu périlleuse. Manger un poisson entier non coupé avec des baguettes. Aucun autre couvert. Les chinois détruisent rapidement la bête avec plusieurs coups de baguette. Désavantage de la manoeuvre : il faut passer son temps à expulser de sa bouche le million d'arrêtes qui vient avec. Mais ça en valait la peine.

Comme Venise a son Murano, Suzhou a son Tongli. Petit village plus humble à une bonne vingtaine de kilomètres de là. Canaux. Maisons blanches. Petits jardins. Toîts retroussés. Couples embarqués. Tout y est aussi. Un peu moins de foule. Plus de charme. Plus de caractère. Une belle journée de flânerie au fil des canaux et des ruelles. En plus, le soleil avait décidé de nous darder de ses rayons printaniers avec une châleur plus qu'honorable et dépassant probablement largement les vingts degrés. Les ballades m'ayant épuisé, c'est ravi que je suis rentré sur Shanghai.

dimanche 8 mars 2009

Petit week-end shanghaien

Pour conclure cette semaine, je me suis fait un petit week-end de sortie pour découvrir un peu la vie nocturne. Après un vendredi tinté de tapas et de bières belges (il faut bien penser un peu à nourrir son sentiment de nostalgie), le samedi était à la découverte d'un petit quartier où vivaient de nombreux poètes pendant la première moitié du vingtième siècle. De petites maisons aux parfums de belle époque et de culture avec une douceur reposante et un calme d'antant, je suis passé à un vernissage d'art contemporain chinois, hong-kongais et singapourien (je ne sais pas si c'est le terme exact). Les découvertes peuvent être surprenantes. 

La soirée étaient elle un peu plus underground, dans tous les sens du terme. On est allé au Shelter, un ancien abri anti-aérien du vieux Shanghai qui a déjà un caractère particulier et où la musique était assez chouette pour se détendre et danser. La soirée fut longue. Et le dimanche calme et tranquille. 

J'ai été découvrir mon quartier et j'ai remarqué que je vivais juste à côté de Monganshan Lu, la rue des galeries d'art. Il y a notamment le M50 qui est une ancienne fabrique désaffectée investie par des artistes et des galéristes pour présenter des oeuvres en tous genre. Ensuite je me suis laissé allé jusque dans la concession française pour découvrir Taicang Lu avec ses ruelles aux couleurs de petits magasins et petits bars de dimanche après-midi. J'y aurais bien invité quelqu'un à se reposer autour d'une tasse de café... si ça tente l'un d'entre vous...

jeudi 5 mars 2009

Un juste retour des choses

Tout belge digne de ce nom a déjà râlé sur le fait que nos frites se transforment dans le monde pan-américanisé en French Fries...

Et bien ne vous inquiétez pas, le pays le plus peuplé du monde permet à la Belgique de voler à la France, l'Italie ou l'Espagne le petit café serré qui revigore son homme... Il s'agit ici souvent d'un café... belge ! et même si la Chine n'est pas un pays qui consomme beaucoup de café, ce petit café n'a rien à voir avec le jus de chaussette qu'on a dans le thermos chez bobonne le dimanche avec les biscuits Delacre ou le matin avec les couques...

lundi 2 mars 2009

La ville de la femme serpent-blanc

Ce week-end, je me suis fait une petite escapade touristique à Hangzhou. Cette "petite" ville de quelques millions d'habitants se trouve à 1h20 de train de Shanghai et l'ambiance y est tout à fait différente. Hangzhou se trouve au bord du Xihu (littéralement le lac de l'ouest) qui lui confère son caractère magnifique. 

La météo peu clémente (pluie, froid, grisaille) donnait au lieu une ambiance particulière. De nombreuses légendes tournent autour de ce lac, j'ai trouvé cela mystérieux et envoûtant. La balade au bord du lac, le verre de thé de longjing (thé cultivé autour de Hangzhou au goût particulier et si bon), le calme apaisant de cette grande pièce d'eau, la majesté des pagodes plongées dans la brume, tout cela m'a touché. Le Feilafang et le Liyingsi sont des endroits tout aussi charmant. Dans la montagne environnante, un immense temple bouddhiste et des grottes abritant des centaines de sculptures à même la roche représentant le bouddha. Quel plaisir de se promener dans ces lieux malgré le froid et la pluie.

Cette ville donne envie d'y revenir... Mais bon le lundi reprend ses droits et je suis de retour au Shanghai car d'autres activités m'y attendent.

(NB : j'arrive pas toujours à charger les photos sur le blog, c'est pourquoi je les mets de toute manière sur facebook, n'hésitez pas à aller les voir si cela vous intéresse)

lundi 23 février 2009

Lost in Shanghai

Beaucoup de gens se demandent ce que je fais de mes journées... Et bien je ne les passes pas à me la couler douce ou à aller débusquer le bon petit bouge où aller faire la fête, je m'occupe avec Michael à préparer plein de bonnes choses bien intéressantes sur Shanghai. Et puis on va avoir des concerts à gérer en mars, il faut un peu préparer ça. Le thème a été choisi par l'Alliance Française, il s'agit du Hip Hop, donc pour ce qui est de la Communauté française, ils ont choisi d'envoyer James Deano... Je vais devoir m'occuper de tout ça car Michael sera de retour en Belgique à ce moment là, ça risque d'être bien drôle encore ça. (Pour rectifier la vérité et faire plaisir à Michael ;) en fait l'idée de ce stage parti sous forme de boutade viendrait de lui... bah... peu importe d'où elle vient, le plus cool c'est qu'il m'accueille si sympathiquement et que ça se passe bien et c'est le cas)

Et les week-end, je passe du bon temps. Pour le moment je n'ai pas encore eu l'occasion de faire des excursions en dehors de Shanghai, mais nous avons profité de la ville. Ballades au hasard de quartiers, on passe vite des grattes-ciel aux petites maisons antiques. On croise des businessmen pressés et puis de pauvres gens vendant poules et piments à même le sol... C'est étrange. Mais impressionnant. Peu de mots arrivent à décrire cette ville. Il faut le vivre pour le comprendre. Etrange. 

Et puis nous avons également parcouru le marché aux vêtements où on peut se faire tailler toutes sortes de vêtements sur mesure pour fort peu d'argent. J'en ai profité pour me faire faire un smoking à 55 euros. Sur mesure. C'est toujours agréable.

Et le soir, Michael me fait partager des moments avec ses amis ici. Dont une toute bonne fête débutée au restaurant et terminée à l'aurore après avoir parcouru différents clubs branchés de Shanghai. Dont un endroit au sommet d'un gratte-ciel, avec un aquarium rempli de requin entre la salle et l'entrée. Superbes endroits. Agréables personnes. Bonnes fêtes.

Sinon la semaine, en soirée. C'est calme. Je passe de calmes moments reposants avec mon coloc Vincent ou avec un lot d'épisodes de séries télévisées. Le quotidien en somme.

mardi 17 février 2009

Home sweet home

Petit changement de programme pour le week-end... Comme nous n'avions pas de nouvelles de l'ami de Michael qui devait nous accompagner à Hangzhou, nous sommes resté sur Shanghai. Cela m'a permis d'aller visiter un peu la ville. Nous nous sommes balladé dans Nanshi, la vieille ville chinoise. On y trouve de tout et surtout n'importe quoi et c'est très agréable de se ballader dans ces petites rues avec ces vieilles maisons basses dont les promoteurs immobiliers rasent de plus en plus les murs pour édifier d'énormes tours ou de fausses reproductions d'habitat traditionnel chinois hébergeant des centres commerciaux aux enseignes internationales. Mais bon c'est aussi ça Shanghai... Quoi qu'il en soit nous avons continué à nous balader pour passer dans une rue où on vendait des brols à l'effigie de Mao sur un coin et des Rolls Royce sur l'autre, ils sont forts ces chinois !

Ensuite, dîner traditionnel shanghaïen, nous avons encore une fois fait bonne chaire sans trop ouvrir la bourse, que du plaisir ! Et ensuite, pour raviver toute la nostalgie de la Belgique en ce 14 février soir, nous avons rejoint des amis de Michael au Kaïba... une fois arrivé sur place et après avoir consulté la carte j'ai tout de suite compris quelle passion animait l'américain et le luxembourgeois qui ont ouvert ce bar : la bière belge... Chimay bleu, Carolus triple, Duvel, ça change de la Tsin Tao...

Dimanche soir, j'ai enfin emménagé dans mon nouveau chez moi. Je suis chez Vincent, un chinois qui a étudié en France, il sera mon coloc pour un mois. C'est bien agréable comme appartement... Sur les photos ci-dessous, vous voyez la vue que j'ai de ma chambre... Vue normale ici à Shanghai... Rien n'est petit quand ils construisent ici !




vendredi 13 février 2009

Shanghai

Voici quelques photos de la jungle urbaine Shanghaïenne.
Un hôtel en forme de stylo...

Une soucoupe volante atterrie sur un autre hôtel...

Shanghai c'est aussi une ville qui connu un essor dans les années '30, c'est le New-York de l'Asie, la ville de la démesure qui bouge...


Très particulier, Shanghai compte un grand nombre de grattes-ciel tous plus impressionnants les uns que les autres. L'architecture ne connaît pas de limite ici, toutes les folies sont permises de bon ou de mauvais goût. Tout va à un rythme frénétique. Les tours se construisent en quelques mois. La démesure est ici de mise... tant de choses à explorer.

Ce week-end, Michael et moi allons faire une petite escapade à Hangzhou, une ville à 200 kilomètres de Shanghai qui est bâtie autour d'un lac de 7 kilomètres carré. Un endroit, paraît-il, idyllique pour se plonger dans le romantisme à la chinoise... C'est aussi non loin de Shaoxing, là où on fait le fameux vin énormément utilisé en cuisine chinoise. C'est une région où le thé abonde. C'est également dans les environs de Hangzhou qu'une fois par an on peut aller voir le mascaret, cette fameuse vague de grande marrée qui remonte à une trentaine de kilomètres à l'intérieur des terres et devant laquelle les chinois adorent courir pour défier la nature. Mais cet événement n'a lieu qu'à l'automne, donc je n'assisterai pas à ce spectacle.

mercredi 11 février 2009

Nong Hong

Et voilà... je suis arrivé hier soir à Shanghai... quelle aventure une nouvelle fois. Je devais prendre l'avion à Beijing à 20h10 direction Shanghai Pudong. Déjà les embouteillages et mon gros sac m'ont fait perdre un temps énorme sur la route et puis le fait que mon vol n'était affiché sur aucun panneau à l'aéroport ne me rassurait pas non plus. Mais au final, l'airbus A340 d'Air China m'a conduit à bon port sans problème.

Mais une fois arrivé à Shanghai, je devais me dépêcher pour prendre un bus pour le centre ville où je retrouvais Michael. Le bus numéro 5 arrive, mais il est bondé à craquer. Impossible de monter dedans. Le chauffeur avait pourtant déjà mis mon sac en soute, il me demande de le retirer, mais une masse énorme de cambouis s'était déjà éparpillé sur mon sac et par conséquent entièrement sur moi... je ressemblais donc à un mineur en fin de service. Je prends un autre bus qui me mène à un autre endroit. De là je prends un taxi pour rejoindre Michael chez qui j'arrive finalement vers 1h du matin. Cela m'a bien fait plaisir.

Au réveil... quel bonheur ! Soleil, douceur et bon temps, c'est bien le printemps ici. Une vingtaine de degré doit nous caresser la peau. Et puis enfin on se met au travail. Plein de chouettes projets nous attendent. Je recherche aussi une petite chambre à louer, je devrais bientôt avoir ça.

lundi 9 février 2009

Et alors ?

Bon ben visiblement, je ne sais pas pourquoi (bien que j'aie une petite idée), je n'arrive plus à télécharger des photos sur mon blog pour le moment... j'espère que ça fonctionnera à nouveau bientôt... d'ici là, pour les facebook-addict, j'en ai posté quelques unes là-dessus !

à bientôt

Malade...

Ca y est. Le froid a eu raison de moi. Voilà que j'ai un mal de tête pas possible. Mal de gorge insupportable. J'ai froid et en même temps je transpire... bref tous les symptômes y sont, je suis malade. 

Alors je me terre au fond  de mon lit pour que ça passe. Et vite. Ce mardi je prends l'avion pour Shanghai. J'y serai vers 22h. J'y retrouverai Michael. Ca me fera bien plaisir de voir un tête que je connais. Et j'espère que je pourrai enfin m'atteler à ce que je dois faire !

Il est vrai que le début de ce séjour est un peu chaotique mais je vis aussi de chouettes moments. Ron, mon pote hollandais prépensionné qui vit avec une auteur du Théâtre National Populaire de Pékin, m'a invité à aller voir une pièce justement dans ce théâtre. J'y ai rencontré après l'acteur principal qui est aussi parait-il une grande star à la télévision chinoise. C'était un chouette moment. Ils m'ont également invité à aller voir un opéra chinois. C'est très intéressant car particulier. Tout y est codé et chaque geste, son, couleur, costume, décor, y a un sens... parfois incompréhensible pour nous occidentaux, mais c'est une expérience à vivre !

Durant cette première semaine en Chine j'ai aussi rencontré bon nombre de gens dans mon auberge. Tous très sympathique et adorables. Des anglaises (Emily, Marie et Lara), un néo-zélandais maori (Doug) vivant à Xian avec une chinoise, des islandaises (Arna, Eva, Eva et je sais plus comment) poursuivi par un super et chouette québécois platoniquement amoureux de celle dont j'ai oublié le nom (Daniel), un vénézuélien bien sympathique (Carlos), un costaricain complètement fou (Deby) et puis quelques danois(es) également. Un bien chouette endroit très agréable.

vendredi 6 février 2009




Allez... voici quelques photos du nouveau bâtiment de la CCTV (China Central Television)

Impressionnant !

Fin de semaine

Beijing est une ville énorme. On se sent tout petit ici. Les avenues sont très larges. Les buildings sont démesurément grands. Tous les repères changent ici. Et puis il y a cette pollution... cette pollution qu'on sent vraiment. L'air est vraiment sale. Un brouillard brunâtre empêche de voir à plus d'un kilomètre certains jours.

Il se peut que je parte très bientôt pour Shanghai. Comme mon patron n'est pas encore arrivé, je vais probablement inverser mon programme et partir lundi ou mardi pour Shanghai où je pourrai déjà m'atteler à différentes choses avec Michael à Shanghai. Je vais quand même profiter du week-end à Beijing pour faire un peu le touriste. Et vous aurez des photos comme ça...

mardi 3 février 2009

La belle surprise

En arrivant à Beijing, je devais me mettre en contact avec le délégué de la Communauté française qui se trouve normalement sur place pour commencer directement mon stage. Je l'appelle. Je l'appelle. Je l'appelle. En vain. Bizarre. Personne n'a de ses nouvelles ici. Je vais donc sur internet pour consulter mes mails...

Quelle bonne surprise en ouvrant ma boîte mail. Un courrier de mon chef. Youpie. Il va surement me donner les infos. Et quelles informations ! Il se fait que suite à un problème de visa et d'accréditation, il n'est pas à Beijing mais à ... Bruxelles. Jusque... il ne sait pas quand. Je me retrouve donc en Chine. Tout seul. Sans bureau. Sans patron.

Le délégué me conseille toutefois de prendre contact avec une personne du CGRI se trouvant à Beijing. Il se fait que celui-ci est également introuvable. Je me tourne donc vers Michael qui est à Shanghai qui lui est... là ! Enfin ! Il passera probablement me voir cette semaine à Beijing. Ca me fera surement bien plaisir de le revoir.

M. Kohen, le délégué absent, me conseille également de prendre contact avec un membre de l'ambassade belge. Je me rends donc sur place à San Li Tun Lu. Ce diplomate me reçoit avec surprise et étonnement de voir le stagiaire de M. Kohen sans M. Kohen. Il me propose donc de squatter le bureau d'un autre attaché de l'ambassade en vacances pour le moment et de commencer à travailler là sur certains dossier qu'il suivait pour la Communauté française.

Débuts cahotiques et un peu chahutés. Chancelant et acabradabrantesques. Mais très intéressant ! Cela me laisse un peu de temps pour chercher un logement et me reposer du décalage horraire qui est fort fatiguant.

N'ayant toujours pas internet sur mon ordi, je ne peux pas encore vous montrer des photos de ce à quoi ressemble cette ville très particulière. Grattes-ciel de toutes les formes, bizarres et modernes. Petites maisons traditionnelles. Mini-ruelles donnant sur d'énormes avenues. La pollution cache souvant le soleil et rend la respiration difficile de temps à autre...

Il est impératif d'apprendre des rudiments de chinois au plus vite. Je vais vous raconter mon premier repas dans un petit resto.

Je pousse la porte d'un petit resto. Tables et tabourets en bois. Bruits d'assiettes, cris, odeur de nourriture. Je m'assieds. On m'apporte la carte en bois. Tout y est inscrit en idéogramme chinois. Impossible de reconnaître quelque chose. La serveuse me parle sans s'arrêter. Elle ne comprend pas que je ne comprends pas ? Elle parle parle parle. Puis suite à un hochement de tête involontaire de ma part, elle s'en va. Revient avec un bol et une énorme bouilloire qui déverse un liquide épais jaune au goût inqualifiable. Pas très bon. J'essaye de dire Coca Cola... c'est international au moins je pourrai me rincer la bouche. Elle m'en amène un. Youpie j'ai réussi.

Ensuite elle m'amène une assiette qui, je pense, devait être du canard fumé froid. Pas mal. et ensuite je vais pour me lever. Et elle me ramène une seconde assiette. Enorme. Remplie de genre de languettes frites et fourrées. Qu'est-ce ? Je n'en sais rien. Elle mon montre comment manger en déversant un litre de sauce noire sur une coupelle. Je m'attèle à enfourner ce qui doit être des genres de loempias. Impossible de terminer cette immense assiette. Du Chao Chien ? 30 quaï... 3 euros pour le tout. Et hop. Je pars. Le ventre plein. Et pas encore de tourista.

dimanche 1 février 2009

Ni Hao

Vers 11 heures (heure locale), l'avion qui transportait mes petites fesses s'est pose a Beijing. Un long vol sans grand interet. J'ai quand meme pu sympathiser avec un pre-pensionne amstellodamois qui vit a Pekin avec sa compagne chinoise. Il m'a pernis d'apprendre quelques mots de plus en chinois et m'a egalement guide vers une chouette auberge pour mes premiers jours. Je suis dans un hutong (petite ruelle des anciens quartiers) et la femme de ce gentil hollandais m'a meme negocie une reduction du prix.

Mes premiers pas dans Beijing sont agreables. Les gens nous saluent, sourient, tout le monde a l'air fort sympatique. Par contre il faut que je me mette absolument au chinois. L'anglais est tres peu utilise ici. C'est pas facile. Le hollandais m'a appris comment dire "combien coute quelque chose" et "c'est trop cher". Il ironisait lui-meme sur le fait que ce soit un hollandais qui m'apprenne ca comme etant la base.

Mission du jour : retrouver mon patron et me debrouiller avec le decalage horraire.

(desole, je ne trouve pas les accents sur ce clavier et en plus je mets quatre heures a trouver les bonnes touches...)

jeudi 29 janvier 2009

La tête dans les bagages

Hopla, je tasse. Je plie. Je fais des choix cornéliens. Je remplis ma valise. Quelle tâche bien difficile d'emporter des vêtements pour affronter le grand froid que je connaîtrai à Pékin à mon arrivée et des vêtements pour batifoler dans la douceur du printemps subtropical précédent mon retour. 

J'ai hâte. Je stresse. Je me réjouis. J'ai le trac. Comme le soir d'une première l'envie et la peur se mêlent pour donner une agréable sensation de pas dans le vide. Je ne m'inquiète pas trop. J'ai mon manuel du parfait nul en chinois et mon envie de découvrir.

Je pars ce samedi à midi.

Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de continuer ce blog depuis la Chine car l'accès à la blogosphère en République Populaire de Chine n'est pas le même que chez nous. J'espère en tout cas pouvoir vous raconter les petits et grands moments de mon aventure et poster quelques photos par ici.

Merci à tout ceux et celles qui sont venu à la fête de ce lundi, je m'excuse de ne pas avoir pu passer plus de temps avec chacun d'entre vous mais votre présence m'a fait un grand plaisir !

à bientôt depuis la Chine.

samedi 10 janvier 2009

Fête de départ

Avant de partir, je souhaite faire une bonne fiesta bruxelloise. Alors j'invite tous mes proches à me rejoindre.

Pour le clin d'oeil, je ferai ça le jour de la fête du printemps (le premier jour du premier mois lunaire du calendrier chinois, ce que nous appelons plus communément le nouvel an chinois). Ce sera donc le 26 janvier.

Rejoignez moi vers 20h30-21h au Coaster. C'est un bar à cocktail et à bonnes soirées que j'affectionne. C'est dans la rue de Riches-Claires dans le centre de Bruxelles. L'Heure Heureuse jusque 23h. C'est bien agréable !

Mon départ réel est prévu pour le samedi 31 janvier. Je décolle pour Londres Heathrow à 12h15. De là, vers 16h30 heure du méridien de greenwich, je m'envolerai pour Pékin. J'arriverai là bas vers 10h30 heure locale, le lendemain.

Il ne manque plus que le visa...