En arrivant à Beijing, je devais me mettre en contact avec le délégué de la Communauté française qui se trouve normalement sur place pour commencer directement mon stage. Je l'appelle. Je l'appelle. Je l'appelle. En vain. Bizarre. Personne n'a de ses nouvelles ici. Je vais donc sur internet pour consulter mes mails...
Quelle bonne surprise en ouvrant ma boîte mail. Un courrier de mon chef. Youpie. Il va surement me donner les infos. Et quelles informations ! Il se fait que suite à un problème de visa et d'accréditation, il n'est pas à Beijing mais à ... Bruxelles. Jusque... il ne sait pas quand. Je me retrouve donc en Chine. Tout seul. Sans bureau. Sans patron.
Le délégué me conseille toutefois de prendre contact avec une personne du CGRI se trouvant à Beijing. Il se fait que celui-ci est également introuvable. Je me tourne donc vers Michael qui est à Shanghai qui lui est... là ! Enfin ! Il passera probablement me voir cette semaine à Beijing. Ca me fera surement bien plaisir de le revoir.
M. Kohen, le délégué absent, me conseille également de prendre contact avec un membre de l'ambassade belge. Je me rends donc sur place à San Li Tun Lu. Ce diplomate me reçoit avec surprise et étonnement de voir le stagiaire de M. Kohen sans M. Kohen. Il me propose donc de squatter le bureau d'un autre attaché de l'ambassade en vacances pour le moment et de commencer à travailler là sur certains dossier qu'il suivait pour la Communauté française.
Débuts cahotiques et un peu chahutés. Chancelant et acabradabrantesques. Mais très intéressant ! Cela me laisse un peu de temps pour chercher un logement et me reposer du décalage horraire qui est fort fatiguant.
N'ayant toujours pas internet sur mon ordi, je ne peux pas encore vous montrer des photos de ce à quoi ressemble cette ville très particulière. Grattes-ciel de toutes les formes, bizarres et modernes. Petites maisons traditionnelles. Mini-ruelles donnant sur d'énormes avenues. La pollution cache souvant le soleil et rend la respiration difficile de temps à autre...
Il est impératif d'apprendre des rudiments de chinois au plus vite. Je vais vous raconter mon premier repas dans un petit resto.
Je pousse la porte d'un petit resto. Tables et tabourets en bois. Bruits d'assiettes, cris, odeur de nourriture. Je m'assieds. On m'apporte la carte en bois. Tout y est inscrit en idéogramme chinois. Impossible de reconnaître quelque chose. La serveuse me parle sans s'arrêter. Elle ne comprend pas que je ne comprends pas ? Elle parle parle parle. Puis suite à un hochement de tête involontaire de ma part, elle s'en va. Revient avec un bol et une énorme bouilloire qui déverse un liquide épais jaune au goût inqualifiable. Pas très bon. J'essaye de dire Coca Cola... c'est international au moins je pourrai me rincer la bouche. Elle m'en amène un. Youpie j'ai réussi.
Ensuite elle m'amène une assiette qui, je pense, devait être du canard fumé froid. Pas mal. et ensuite je vais pour me lever. Et elle me ramène une seconde assiette. Enorme. Remplie de genre de languettes frites et fourrées. Qu'est-ce ? Je n'en sais rien. Elle mon montre comment manger en déversant un litre de sauce noire sur une coupelle. Je m'attèle à enfourner ce qui doit être des genres de loempias. Impossible de terminer cette immense assiette. Du Chao Chien ? 30 quaï... 3 euros pour le tout. Et hop. Je pars. Le ventre plein. Et pas encore de tourista.